France 24: Guerre en Ukraine – un champ de mines pour Anonymous et l’hacktivisme

Heute im Interview mit dem französischen Nachrichtensender FRANCE 24:

Pour ceux qui savent manier l’arme numérique, les campagnes de piratage contre des cibles russes servent „à exprimer leur solidarité un peu à la manière de ceux qui acceptent d’héberger un réfugié ukrainien“, estime Dennis-Kenji Kipker, juriste et spécialiste de cybersécurité à l’université de Brême, contacté par France 24.

„C’est sûr que ces opérations ne changeront pas la face du conflit, mais elles auront un impact“, veut croire Dennis-Kenji Kipker. „Il est encore un peu tôt pour évaluer le rôle que ces activistes auront joué dans le conflit et surtout, ils ne représentent qu’une pièce du puzzle de tous les efforts – y compris les sanctions économiques – mis en place pour contrer la Russie“, affirme Vasileios Karagiannopoulos, spécialiste du hacktivisme à l’université de Portsmouth, contacté par France 24.

„Qu’est-ce qui se passe si une des attaques d’Anonymous venait à endommager une infrastructure critique en Russie, comme un hôpital ?“, s’interroge Dennis-Kenji Kipker. „Ils n’ont reçu aucune formation à la guerre cybernétique, et le risque existe toujours d’importants dommages collatéraux inattendus“, reconnaît Athina Karatzogianni.

C’est „tout le problème avec des collectifs comme Anonymous, car ils n’ont été investi par personne pour s’exprimer au nom de qui que ce soit. Ils n’ont pas le droit de ‚déclarer des guerres‘ comme ils l’ont fait“, résume Dennis-Kenji Kipker. En d’autres termes, comme ils ne représentent personne, le Kremlin n’aura aucun mal à les dépeindre comme des agents de l’Ouest. „Surtout si ces hacktivistes font des dommages à des infrastructures qui comptent au quotidien pour les Russes [comme des voies de chemins de fer, des hôpitaux etc.], ce qui pourraient renforcer le soutien de l’opinion russe à Vladimir Poutine“, estime le chercheur allemand. Au lieu de prendre ce risque de mener des actions offensives qui pourraient mal tourner, Anonymous et les autres hacktivistes „pourraient aider à trouver les meilleurs moyens pour sécuriser les réseaux informatiques ukrainiens contre les attaques de pirates informatiques russes“, estime Dennis-Kenji Kipker.

Link zum vollständigen Interview: https://www.france24.com/fr/%C3%A9co-tech/20220322-guerre-en-ukraine-un-champ-de-mines-pour-anonymous-et-l-hacktivisme

Schreibe einen Kommentar

Deine E-Mail-Adresse wird nicht veröffentlicht.